Selon Juan Pablo Montoya, l’écart au championnat est devenu trop grand pour Max Verstappen, désormais distancé par Lando Norris. Mais pour l’ancien pilote colombien, Super Max reste le vrai « héros populaire » de la saison.
Vous avez sûrement déjà entendu ça en discutant avec des fans de F1 : « Verstappen ne gagnera pas le titre cette année, mais il reste le meilleur. » Et franchement, il y a de quoi en débattre. Parce que quand on vit en France et qu’on suit les Grand Prix dimanche après dimanche, on le voit : Max continue de se battre comme un lion, même quand les conditions sont contre lui. Mais cette fois, la couronne semble vraiment s’éloigner.
D’ailleurs, c’est exactement ce que vient de confirmer Juan Pablo Montoya, dans une interview récente où il analyse froidement la situation. Entre un Lando Norris en pleine ascension chez McLaren et un Verstappen qui enchaîne les remontées sans victoire, il faut avouer que la dynamique du championnat a basculé. Et même si Max ne lâche rien, les maths ne sont plus vraiment de son côté.
Alors, est-ce vraiment terminé pour le Néerlandais ? Le titre est-il déjà scellé ? Et que vaut encore la saison de Verstappen, vue sous un autre angle ? Spoiler : pour beaucoup, y compris Montoya, il est peut-être battu… mais certainement pas oublié.
Trop d’écart, trop peu de courses : les maths parlent
Commençons par ce que tout le monde regarde : le classement. Max Verstappen, malgré ses efforts, a vu l’écart se creuser encore face à Lando Norris. Le pilote Red Bull n’a pas démérité, bien au contraire. Mais voilà, il ne reste que trois Grands Prix et la différence de points devient presque impossible à rattraper, sauf énorme retournement de situation.
Et même Montoya, connu pour son franc-parler, n’y croit plus trop. Il l’a dit clairement : « Le titre est hors de portée pour Verstappen. Il faudrait que les deux McLaren abandonnent dans les trois dernières courses… c’est peu crédible. » Autrement dit, même avec tout son talent, Max n’a plus son destin entre les mains.
C’est d’autant plus rageant que Verstappen n’a pas connu de saison catastrophique. C’est surtout entre Melbourne et Zandvoort que tout s’est joué, selon lui. C’est là qu’il a perdu trop de points, là où Norris a commencé à construire son avance.
Montoya : “Max est le champion du peuple”
Mais là où Montoya surprend, c’est dans la reconnaissance qu’il accorde à Max Verstappen. Il ne parle pas de lui comme d’un pilote déchu, mais comme d’un héros moderne, presque un anti-héros.
« Max est le champion du peuple, dit-il. Il ne se laisse jamais marcher dessus, il reste fidèle à lui-même… Les fans aiment ça. » Et c’est vrai que même en France, où il n’est pas toujours apprécié pour son franc-parler, on respecte sa combativité. Il incarne ce style brut, sans filtre, qu’on ne voit plus beaucoup.
Montoya va même plus loin en soulignant que Max est « le méchant qu’on adore » : celui qui dérange, qui agace parfois, mais qui ne triche pas. Il ne gagne pas grâce aux coups de poker, il gagne (ou perd) en piste, à la force du poignet.
Un pilote qui surperforme, mais qui est battu
Il faut aussi regarder les faits : Verstappen n’a jamais baissé les bras. Encore récemment, il enchaînait les dépassements à haute vitesse, même quand la voiture n’était pas la plus performante. En remontant le peloton, il a rappelé à tout le monde pourquoi il a dominé la F1 ces dernières saisons.
Mais Montoya le reconnaît : malgré tous ces efforts, il est battu. Et pas uniquement à cause de la voiture. « Norris l’a battu en piste. Ce n’est pas juste la McLaren qui est meilleure. Quand Max avait la meilleure voiture, il en a tiré le maximum. Maintenant, c’est Lando qui fait pareil. »
Cette lucidité fait mal, mais elle est honnête. On voit un Max ultra-compétitif, toujours capable de briller… mais qui ne gagne plus aussi souvent, et surtout qui ne gagne pas les bons week-ends.
Et maintenant ? Objectif 2026 (ou revanche dès 2025 ?)
Alors qu’on s’approche de la fin de saison, beaucoup se demandent déjà si Verstappen va digérer cette défaite. En tout cas, il semble l’avoir acceptée. Il l’a même dit : « Le championnat est perdu, je le savais depuis un moment. » Mais connaissant le personnage, il ne s’avouera pas vaincu pour autant.
2025 pourrait être l’année du rebond, surtout si Red Bull améliore encore la fiabilité et la gestion stratégique. Et avec un Verstappen motivé, revanchard, c’est un cocktail explosif. Certains évoquent même 2026 comme l’année clé, avec les nouveaux règlements. Un nouveau cycle, une nouvelle dynamique.
Mais d’ici là, Max restera Max. Toujours à fond. Toujours sans filtre. Et c’est peut-être pour ça que, même sans couronne cette année, il restera dans les cœurs.
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