Un petit SUV Lexus avec 300 chevaux, une transmission intégrale et une vraie boîte manuelle : c’est bien réel, ça s’appelle le LBX Morizo RR. Ce modèle à contre-courant des tendances actuelles débarque au Japon, et les passionnés français commencent déjà à fantasmer. Mais a-t-on une chance de le voir un jour sur nos routes ?
Vous avez sûrement déjà entendu parler de Lexus, la marque haut de gamme de Toyota, souvent associée à des voitures confortables, ultra-fiables, et plutôt sages. Mais là… franchement, ils nous sortent un ovni ! Le Lexus LBX Morizo RR, c’est un petit SUV bodybuildé de 300 chevaux, avec transmission intégrale, un look bien plus agressif que le LBX classique, et surtout… une boîte manuelle à 6 vitesses. Oui, en 2025. Non, ce n’est pas une blague.
Franchement, quand on voit l’évolution du marché en France — avec la disparition progressive des boîtes manuelles dans le haut de gamme, la chasse au CO₂, et les SUV qui se ressemblent tous — un modèle comme celui-ci, ça fait l’effet d’une claque. On se croirait presque revenus à l’époque des GTI, mais version premium japonaise et look de mini baroudeur énervé. C’est un peu comme si Lexus s’était dit : « Et si on refaisait une vraie voiture pour passionnés ? »
Et vous savez quoi ? Ça fait du bien. Parce que si on aime encore conduire, passer ses vitesses soi-même, sentir une vraie poussée sous la pédale droite, y’a plus grand-chose à se mettre sous la dent en 2025… Surtout en version compacte et maniable. D’où cette petite hype bien méritée autour de ce LBX pas comme les autres.
D’ailleurs, chez nous en France, c’est pile ce genre d’ovni qui intrigue
C’est exactement ce que beaucoup de Français ressentent aujourd’hui. Entre les zones à faibles émissions (ZFE) qui limitent les déplacements, la montée en puissance des SUV hybrides ou électriques (parfois un peu aseptisés, avouons-le), et les politiques fiscales de plus en plus contraignantes, on n’ose même plus rêver d’un petit engin bien motorisé et fun à conduire. Et pourtant, le LBX Morizo RR, il débarque avec tout ça.
Ce qui interpelle surtout, c’est que Lexus, d’habitude très sage et écolo, se lâche complètement. Et pas juste sur la fiche technique : look retravaillé, châssis affûté, vraie volonté de proposer une expérience de conduite plus brute, plus engageante. Un petit SUV sportif, mais pas caricatural, capable de rouler tous les jours tout en gardant un vrai caractère.
En France, ce genre de proposition est presque devenu inexistant. Si vous cherchez un SUV de moins de 4,2 m avec plus de 250 chevaux et une boîte manuelle, bonne chance… Alors même si le modèle n’est pas encore confirmé chez nous, il attire tous les regards. C’est un peu le syndrome « voiture interdite » : plus elle semble difficile à avoir, plus elle fascine.
Alors, concrètement : qu’est-ce que ça change pour nous, en France ?
La vraie question, c’est évidemment : est-ce qu’on va l’avoir, ce LBX Morizo RR ? Lexus l’a présenté au Japon, avec une commercialisation locale confirmée. Mais pour l’Europe, et la France en particulier, c’est encore très flou. Le constructeur n’a pas (encore) communiqué de date ou de stratégie de lancement sur notre continent.
Mais au-delà de sa simple disponibilité, ce modèle interroge sur autre chose : le retour du plaisir dans l’automobile urbaine, et le fait que certains constructeurs osent encore sortir des sentiers battus. Alors oui, il faudra jongler avec le malus écologique, le prix sans doute corsé, l’assurance plus salée… mais ça montre qu’on peut encore rêver d’un vrai véhicule de caractère, même en 2025, même avec des normes de plus en plus dures.
Alors, voyons un peu ce qu’il a sous le capot, ce LBX Morizo RR… et ce que ça pourrait donner si, un jour, il débarquait chez nous.
Sous le capot : 300 chevaux dans un petit SUV compact, vraiment ?
Ce qui frappe en premier, c’est évidemment la fiche technique. Lexus a mis les petits plats dans les grands :
- Moteur : 3 cylindres 1.6 turbo (oui, comme sur une GR Yaris ou GR Corolla, mais optimisé différemment)
- Puissance : environ 300 chevaux (valeur non finalisée, mais confirmée autour de ce chiffre)
- Transmission : intégrale (AWD), histoire de faire passer toute cette cavalerie au sol
- Boîte de vitesses : au choix, manuelle à 6 rapports ou automatique à 8 vitesses (mais c’est bien la manuelle qui fait parler d’elle)
- Accélération : 0 à 100 km/h en environ 5,2 secondes
C’est une vraie proposition de petit SUV sportif. Et le tout sur la base d’un véhicule compact (4,19 m), donc parfaitement adapté aux centres-villes français.
Franchement, ça casse un peu les codes habituels. On n’est pas sur un mastodonte de 2 tonnes à batteries, ni sur une citadine molle. C’est un objet hybride au sens noble : entre sportivité, compacité, et luxe discret. Avec ses boucliers redessinés, ses jantes spécifiques, son assise plus basse, le LBX Morizo RR affiche une vraie personnalité. On sent la patte « Morizo » (le pseudo de l’ex-patron de Toyota, passionné de course), et c’est pas juste pour faire joli.
En France, ça passerait ou pas ? Entre malus, fiscalité et réalité du marché
C’est là que ça coince un peu. En France, avec 300 chevaux en essence, le LBX Morizo RR risquerait de prendre très cher en malus écologique. Pour donner une idée, au-delà de 200 g/km de CO₂, le malus peut atteindre plus de 50 000 € en 2025. Lexus n’a pas encore publié les émissions exactes de cette version, mais on peut s’attendre à une valeur très pénalisante.
Et c’est dommage, parce qu’un tel véhicule aurait sans doute un vrai public chez nous : les amateurs de compactes sportives, les nostalgiques des GTI, ceux qui veulent un SUV maniable mais avec du tempérament. Sauf que dans le contexte fiscal français actuel, ça risque de rester une voiture de niche… ou d’import privé.
Autre point : la consommation. Même si Lexus sait faire des moteurs efficients, on imagine mal un 1.6 turbo de 300 ch faire des miracles en ville. Et l’entretien, lui aussi, ne sera pas donné. Bref, c’est le genre de modèle qui fait rêver, mais qu’on hésite à garer en bas de chez soi.
Et le prix, alors ? Que peut-on espérer (ou craindre)…
Lexus n’a pas encore communiqué de tarif officiel pour ce LBX Morizo RR, même au Japon. Mais à la louche, si on part du LBX standard (déjà autour de 34 000 € en France), on peut imaginer un ticket d’entrée proche des 50 000 € pour cette version survitaminée… sans le malus.
Et si on ajoute les 40 à 50 000 € de malus, ça pique. Très sérieusement. Même pour un SUV premium avec des performances de compacte sportive. Alors oui, on pourra rêver d’un petit quota européen, d’une version homologuée avec hybridation légère pour réduire les émissions, ou d’un passage via des mandataires/importateurs… Mais tout ça reste incertain.
D’autant plus que Lexus France ne s’est toujours pas exprimé officiellement sur la commercialisation du modèle. Pour l’instant, c’est une exclu japonaise. Et chez nous, il faudra probablement patienter… ou avoir de très bons contacts.
Verdict : une voiture qu’on adore… mais qui restera (peut-être) inaccessible
Franchement, on aurait envie de dire banco. Une boîte manuelle, 300 chevaux, un format compact, le tout dans un SUV premium au look racé… c’est rare. Et ça fait clairement vibrer une corde sensible chez beaucoup d’automobilistes français un peu nostalgiques.
Mais entre le malus qui tue toute ambition, le manque de clarté sur l’arrivée en France, et un prix qui s’annonce corsé, il faudra soit être très motivé… soit espérer un changement de stratégie chez Lexus.
En attendant, c’est peut-être le modèle qu’on va suivre avec envie… mais de loin. Un peu comme une voiture japonaise collector qu’on verrait sur YouTube, en se disant « un jour, peut-être ».
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