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La Dacia Spring risque de commencer à trembler, Stellantis fabriquera sa voiture la moins chère d’Europe

Le constructeur chinois Leapmotor peut démarrer son activité en Europe avec son nouvel et puissant allié, le groupe Stellantis. Un rival de taille pour la voiture la moins chère du continent.

Les derniers mouvements du marché semblent avoir un seul objectif : fabriquer des voitures électriques petites et bon marché. Renault et Volkswagen ont uni leurs forces et d’autres grands rivaux comme Honda et Nissan pourraient renforcer leurs liens pour tenter de poursuivre le même rêve. Il y a quelques mois, Stellantis a signé l’un de ces accords importants.

Il l’a fait avec Leapmotor, une entreprise chinoise émergente et audacieuse. La facture du contrat a atteint 1,5 milliard d’euros, ce qui est beaucoup d’argent, mais vu le potentiel de retour pour le conglomérat européen, cela pourrait même être bon marché. Les premiers pas du mariage ont déjà été franchis et l’un d’eux pourrait grandement profiter à l’Europe.

Dans son rayon d’action court, Leapmotor dispose de deux voitures situées aux extrémités du secteur. Le Leapmotor C10 est un SUV attrayant du segment D doté des dernières technologies du marché, dont un radar LiDAR. Nous avons déjà appris qu’il arrivera en Europe via les revendeurs Stellantis.

Le conglomérat dirigé par Carlos Tavares a acquis les droits d’exploitation de la marque sur le Vieux Continent. En cours de route, ils pourront utiliser la technologie ainsi que les plateformes chinoises pour la production et le développement de leurs propres véhicules. Pour le moment, il n’existe aucune information sur d’éventuels projets, même si leur utilisation est plus qu’évidente.

Leapmotor t 03
Par sa taille, le T03 est le rival le plus direct auquel doit faire face la Dacia Spring

Format de production SKD dans l’usine Stellantis en Pologne

Laissant de côté le C10, à l’autre extrémité de la gamme on retrouve le Leapmotor T03. Il s’agit d’un véhicule 100 % électrique mesurant moins de quatre mètres dont le rival le plus direct serait le Dacia Spring. Le SUV roumain est devenu un succès grâce à son prix de vente attractif, inférieur à 20 000 euros.

Cependant, son achat signifie dire au revoir à de nombreux éléments et technologies auxquels nous nous sommes déjà habitués. Malgré cela, l’ensemble de la filière voit dans cette catégorie un passage sûr pour développer ses activités électriques et ainsi, une fois pour toutes, démocratiser la mobilité durable.

Malgré ce succès, de sombres nuages ​​pèsent sur le printemps. Tout le monde suppose que l’Europe imposera des droits de douane importants sur les voitures produites en Chine et importées en Europe, comme la Dacia Spring.

La France a été la première région du Vieux Continent à appliquer une mesure aussi controversée et c’est pourquoi le SUV électrique de Dacia n’est plus éligible au large éventail de subventions disponibles chez nos voisins du Nord. Stellantis ne veut pas avoir ce problème, elle a donc proposé une solution très intéressante ; produire le T03 en Europe.

La production en kits accélérerait le processus et réduirait la facture d’achat finale.

Ceci est détaillé dans les plans publiés par Reuters cette semaine. Dans le cadre de leur accord de collaboration, Stellantis pourrait être responsable de l’assemblage du T03 dans son usine en Pologne. Il est encore tôt pour déterminer comment ces travaux seront réalisés, même si le plus logique est de penser à une exportation presque complète des véhicules et, plus tard, d’appliquer de petites modifications pour changer de marque et formaliser leur production européenne.

Les plans pourraient démarrer beaucoup plus tôt que prévu. Comme l’indiquent les sources, la production pourrait démarrer au deuxième trimestre, vers le mois de mai. On ne sait toujours pas comment et où elle sera vendue, mais son arrivée pourrait être un coup dur pour la voiture électrique la moins chère du marché.

Maxime Lefèvre
Maxime Lefèvre
Journaliste essais et innovations - Passionné par la mécanique des sensations fortes depuis son plus jeune âge, Maxime a toujours eu un penchant pour les moteurs rugissants et les technologies de pointe. Expert en véhicules électriques et hybrides, il parcourt les routes à la recherche de la prochaine révolution automobile. Entre essais de performance et découvertes technologiques, il guide les lecteurs à travers l'avenir de la mobilité.

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