2024 : l'année où les batteries au sodium révolutionnent l'automobile

2024 : l’année où les batteries au sodium révolutionnent l’automobile

Les batteries automobiles actuelles, principalement basées sur le lithium, pourraient bientôt voir leur suprématie contestée par une technologie émergente : les batteries au sodium. En 2024, ces nouvelles batteries promettent de révolutionner le marché en offrant une alternative viable, notamment pour les voitures à essence et diesel.

La technologie des batteries au sodium se distingue par plusieurs avantages significatifs. Elle offre une densité énergétique optimale pour certaines applications, une durée de vie prolongée, une sécurité accrue, et bénéficie de l’abondance des matières premières, ce qui pourrait réduire considérablement les coûts et améliorer la durabilité. Ces atouts font des batteries au sodium une solution complémentaire prometteuse aux batteries lithium-ion et à celles à l’état solide.

Des perspectives élevées

L’intérêt pour cette technologie ne cesse de croître, tant de la part des start-ups innovantes que des leaders de l’industrie. L’Agence internationale de l’énergie anticipe une explosion de la capacité de production de ces batteries, principalement menée par les fabricants chinois. Cette croissance pourrait positionner la Chine comme le principal fournisseur mondial de batteries au sodium d’ici 2030.

Le marché de la technologie des batteries au sodium est également prometteur, avec des projections dépassant 1 milliard d’euros d’ici 2030. Ces batteries trouvent leur place dans un large éventail d’applications, des solutions stationnaires à l’électronique grand public, et désormais dans la mobilité électrique, grâce à des avancées significatives en densité énergétique.

Cette perspective s’appuie sur la polyvalence des piles au sodium pour un large éventail d’applications. Depuis le début de leur développement, leur potentiel a été reconnu pour les applications stationnaires en raison de leur coût, de leur efficacité, de leur stabilité et de leur sécurité, ainsi que pour certaines applications de l’électronique grand public.

En outre, ces derniers mois, plusieurs fabricants considèrent cette solution comme une alternative viable pour la mobilité électrique. Cela s’explique par les progrès réalisés dans la densité énergétique de ces batteries, avec des solutions atteignant jusqu’à 200 Wh/kg, ce qui équivaut à une autonomie de 500 kilomètres pour un véhicule électrique moyen.
Des fabricants pionniers

L’intérêt croissant pour l’industrie des batteries au sodium a conduit, au cours des derniers mois, de grands fabricants à se joindre au développement et à l’engagement en faveur de cette technologie, rejoignant ainsi certaines start-ups qui travaillaient déjà à son évolution depuis des années.

Il s’agit notamment de CATL et HiNa Battery. En fait, il est prévu que CATL, le plus grand fabricant de batteries au monde, lance bientôt une batterie au sodium d’une densité énergétique de 200 Wh/kg. Cette avancée est si importante que même BYD, le principal fabricant de voitures électriques en 2023, collabore avec CATL pour développer les premiers modèles de voitures alimentées par des batteries au sodium.

Outre les entreprises asiatiques, Northvolt, l’un des principaux fabricants européens de batteries, a annoncé fin novembre une collaboration avec la société suédoise Altris pour lancer sa première génération de dispositifs au sodium, qui offrent une densité énergétique de 160 Wh/kg.

Des performances améliorées

En fait, les ingénieurs d’Altris ont créé une formule qui permet de réduire les coûts et d’améliorer les performances des véhicules à combustion, hybrides et rechargeables. En étroite collaboration avec Clarios, un autre fabricant de batteries, ils ont adapté cette technologie des véhicules électriques aux véhicules à combustion interne, en utilisant des dispositifs à basse tension d’un maximum de 60 volts.

Ces dernières années, Altris a été l’un des principaux pionniers dans le domaine des start-ups de l’industrie des batteries. Avec d’autres entreprises européennes telles que Faradion et Tiamat, elle a mené le développement de la technologie des batteries au sodium. Natron Energy, une entreprise américaine, a également excellé dans ce domaine, en se concentrant sur les applications pour les centres de données et l’industrie des télécommunications.

Alain

Alain rédacteur en chef , né en 1964 dans une petite ville pittoresque du sud de la France, a toujours été fasciné par le rugissement des moteurs et l'éclat des carrosseries. Dès son plus jeune âge, il passait des heures à feuilleter les magazines automobiles de son père, rêvant des voitures qu'il conduirait un jour. Après avoir obtenu son baccalauréat, Alain a décidé de poursuivre sa passion pour l'automobile en étudiant le journalisme, avec l'espoir de combiner ses deux amours : l'écriture et les voitures.

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