Charles Leclerc a cru perdre sa deuxième place face à Max Verstappen dans les derniers tours du Grand Prix de Mexico. Selon lui, le Néerlandais aurait ignoré les drapeaux jaunes. Il réclame une pénalité.
« C’est clair : Verstappen a gagné trop de temps sous drapeau jaune ! »
Vous l’avez senti aussi, cette tension dans les derniers tours du GP du Mexique ? Lando Norris filait vers la victoire, mais derrière, le vrai combat, c’était bien entre Charles Leclerc et Max Verstappen. Le Monégasque de Ferrari tentait de sauver sa P2, pendant que le champion du monde revenait comme une balle… jusqu’à ce que deux drapeaux jaunes, puis une VSC, viennent geler les positions.
Mais ce n’est pas terminé. Une fois la ligne d’arrivée franchie, Charles a lâché un petit tacle à la radio :
« Max a tellement gagné. C’est une pénalité qu’il va certainement prendre. »
Et ce n’était pas du tout une blague. Leclerc était convaincu que Verstappen avait gagné trop de temps sous double drapeau jaune, juste avant la neutralisation.
Et franchement, quand on revoit la séquence, il y a de quoi se poser des questions…
En France, les fans sont partagés : génie ou petit jeu limite de Verstappen ?
Sur les réseaux français, les réactions ne se sont pas fait attendre. D’un côté, certains saluent le timing chirurgical de Verstappen : “Il est là pour gagner, pas pour lever le pied.” De l’autre, beaucoup crient à la manœuvre limite, voire carrément à l’infraction déguisée.
Et puis, en France, on est nombreux à se rappeler d’incidents similaires : Alonso, Gasly, même Hamilton ont déjà été sanctionnés pour ne pas avoir assez ralenti sous drapeaux jaunes. Alors pourquoi pas Verstappen cette fois ? C’est là que la polémique prend forme.
D’autant que la télémétrie montre bien que Leclerc commence à ralentir dès le virage 13, alors que Verstappen, lui, attend le virage 16 pour lever le pied. Le gain de temps est net, et ça a failli changer l’issue du podium.
Alors, y a-t-il vraiment infraction ? Et qu’est-ce que dit la FIA là-dessus ?
Un duel intense… jusqu’à la limite du règlement
À ce moment-là, Verstappen est à moins de six dixièmes de Leclerc. Il vient de rattraper tout l’écart grâce à une stratégie différente, et il a clairement le rythme pour tenter quelque chose. Dans la longue ligne droite, il plonge à la corde au virage 1… mais Leclerc résiste, défend proprement, et garde sa place.
Juste après, la voiture de sécurité virtuelle est déployée, en lien avec un incident de Sainz plus loin sur la piste. C’est là que tout bascule : les positions sont figées, mais Max est déjà revenu très proche de Charles.
Et là, Ferrari scrute la télémétrie. Leclerc ralentit comme demandé, Verstappen aussi… mais pas au même moment. Le Néerlandais gagne 4 dixièmes de seconde dans le secteur concerné. Pas de dépassement, pas de sortie de piste, pas de mouvement dangereux. Juste… une interprétation très fine du règlement.
Pourquoi Verstappen n’a pas été pénalisé ?
C’est simple : la FIA s’est basée sur le temps final du secteur sous neutralisation. Et malgré le décalage dans le moment où Max lève le pied, il termine ce secteur plus lentement que d’habitude. Résultat : pas de sanction.
Et c’est bien ça qui énerve Leclerc et les fans Ferrari. Car si on regarde la stricte application du règlement, il faut ralentir dès qu’on voit les drapeaux jaunes. Pas “plus tard mais plus longtemps”. Et visiblement, Verstappen a joué avec cette limite, comme il sait si bien le faire.
Est-ce intelligent ? Oui.
Est-ce loyal ? Beaucoup en doutent.
Est-ce pénalisable ? Apparemment non.
Leclerc frustré, mais lucide : « J’ai sauvé ma P2, c’est le principal »
Au final, Charles s’en sort bien. Il garde sa deuxième place, malgré la pression, malgré la VSC, malgré le retour de Max. Mais le goût reste amer. Car lui, a suivi à la lettre les consignes, pendant que son rival a gratté ce qu’il pouvait, en toute impunité.
« Ce n’est pas la première fois que ça arrive avec Max », confiait un membre du paddock à demi-mot.
« Il connaît les limites. Il les pousse. Et souvent, ça passe. »
Et franchement, c’est aussi pour ça que Verstappen est là où il est aujourd’hui. Il joue sur tous les tableaux : talent pur, stratégie, et lecture pointue du règlement. Ce genre de duel, entre deux top pilotes, on en redemande, mais pas au détriment de l’équité sportive.
Alors, est-ce que la FIA devrait durcir ses règles sur les drapeaux jaunes ? Peut-être bien.
Parce que si chaque pilote commence à calculer quand et comment lever le pied, on risque de tomber dans la zone grise permanente. Et là, ce n’est plus du sport, c’est de la jurisprudence.
En attendant, Charles garde sa place, Max échappe à la sanction… et tout le monde en parle encore.
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